Compte rendu réunion de rentrée de Topia,

Samedi 1er octobre

Estelle Rasaben et Artur Adam Jusain

Présentations

Ségo : Présentation du projet Île de France : “La maison des communs.”

Pour l’instant principalement le fait de 5 membres, qui ont surtout réfléchi aux choses chiantes: création d’association,… Il y a déjà eu des discussion à ce propos avant l’été, ce qui se profile serait quelque chose à portée de carte navigo. Il y aura une réunion le 15 octobre au Grands Voisins après déjà 4 réunions qui ont permis de donner un socle d’idées sur lesquelles réfléchir. Dans les locaux de l’assemblée virtuelle après 17h car il y à avant cela la manifestation Existrans.

Ce qui se profile : un lieu à la fois pour Parisien.ne.s et banlieusard.e.s, pour bourgeois.e.s et précaires, qui permette à tou.te.s d’imaginer une transition, avec plusieurs stades de transition pour permettre une comparaison et que chacun.e s’y retrouve: par exemple, la possibilité pour certain.e.s d’aménager ou d’autres de venir le week end de temps en temps. Il s’agit de donner des outils, des idées, d’accueillir des précaire, d’accompagner les gens qui veulent faire une transition. Ils ont envi d’être intégrés dans leur village.

 

Erwan: Présentation du lieu de Fontaine Pareuse :

Le lieu existe depuis 3 ou 4 ans, il a été lancé par Nicolas, qui part en vacances 1 an pour changer et s’aérer, il y a un potager en permaculture… une visite de ce lieu est prévue. Toutefois il se demande si Topia à les moyens de s’en occuper: cela demande pas mal de travail. Il y a urgence car deux des membres du groupe “la maison des commun” cherchent un endroit où habiter. C’est assez périlleux d’y aller : en train puis une heure à pied. Des départs groupés sont possibles. Point négatif: le terrain est peu adapté aux conditions hivernales, or ils voulaient avoir un niveau de confort élevé pour l’accueil d’enfants, de jeunes mères… pour plus d’inclusivité.

 

Frédéric : Présentation du projet “Vers l’écolieu”

C’est un projet qu’il a maturé pendant 6 ans, en se documentant, qu’il a lancé en juin séparément de Topia. Ce n’est pas forcément simple de bien comprendre ce dont il s’agit. Tout ce qu’il faut savoir en deux minutes: C’est une association crée le 23 juin, en pleine croissance. Demain, il y aura une rando à Fontainebleau à 14h. Le but est de déménager ensembles dans 3 ans. Rassembler divers projets d’habitat, certains veulent être dans un appart en centre ville, d’autre partager un terrain ou avoir un habitat partagé. Comment ça marche ? Il y a deux points pour que cela fonctionne:

  • Personne n’est obligé de participer à quelque chose qui ne lui correspond pas.
  • Des valeurs: altruisme, équité et

Le but est d’être exemplaire pour la société. Le départ de ce projet est que le problème des ecovillages est que tout est partagé, tout le monde est concerné par tout. Ainsi si des gens veulent une piscine partagée et que d’autres ne sont pas intéressés, ce sera désagréable pour ceux qui ne veulent pas de devoir participer financièrement ou aider à creuser le trou ou perdre une partie de leur terrain. De plus certain.e.s peuvent vouloir un “chez soi”. Mais plus les gens sont nombreux plus des projets sont faisable: monnaie partagée, atelier de réparation de vélo, monnaie locale… La réponse de “Vers l’écolieu” est alors l’associativité : rassembler des voisin.e.s, qui ont un goût commun pour le partage et la bienveillance, … mais uniquement ce.lles.ux qui veulent participer à chaque projet participent. Dans un projet sur terrain acquis en commun, les personnes sont engagés. Là elles ne doivent pas y aller à reculons. Vers l’écolieu permet aussi d’avoir un avantage au nombre: “plus nombreux plus heureux”, cela permet des projets plus variés qui correspondent mieux aux différentes personnes. Si certain.e.s veulent de la permaculture avec des poules pour plus d’efficacité pour manger des asticots, alors que d’autres veulent un potager Vegan, c’est bien de pouvoir avoir les deux. La démarche est d’être le plus possible dans l’inclusivité. Tout projet qui ne nuit pas à leurs valeurs (altruisme, équité) est accepté. En périphérie d’une ville de 100 000 habitants pour que ce.lles.ux qui le veulent puissent avoir un travail en ville etc… Et que tout ne soit pas trop loin non plus. Le but est une ville sans trop de mitage;

Les valeurs permettent aussi d’être inclusifs : permettre à toutes les personnes de participer à la hauteur de leurs capacités : limités financièrement, en temps, en énergie. Il faut écouter autant les nouve.lles.aux membres que les fondat.eur.rice.s. Faire attention aux apports culturels insidieux. Que les grandes gueules sachent se taire, qu’on soit attentif aux introverti.e.s. On montre qu’on est tou.te.s différent.e.s, il faut chercher plein de milieux différents. Parmi les gens présents il y a sans doute beaucoup de gens “hors norme”.

Un autre aspect : les valeurs sont un but à atteindre, pas des prérequis, si on exige que tout le monde soit ultra écolo etc. Trés vite il n’y aura plus personne.

A quelles problématiques répond vers l’écolieu ?

Dans un grand groupe, il y a une résistance au changement / si on est peu nombreu.ses.x, il est possible de créer un autre modèle. C’est facile de l’adopter sans créer de ruptures. De plus il faut ensuite donner envie au maximum de gens, donc prendre plaisir à ce qu’on fait, avec convivialité, libre adhésion au projet… Ne pas se sentir piéger si cela ne correspond pas.

Dans la société actuelle on est anonymes, il faut mettre en contact ce.lles.ux qui ont envie de changement. Faciliter le contact entre les personnes et les groupes.

S’il analyse le pb global de la société actuelle, il apparaît qu’il y a une déresponsabilisation par rapport à ce qu’on fait: on achète des crevettes sans voir que c’est péché par des esclaves économiques en Thaïlande et qu’on détruit ainsi des écosystème.

La société est trop grande, si il y a plein de contact avec des gens qu’on ne verra jamais, ça déresponsabilise dans les relations humaines.

Il faut nous rapprocher des conséquences de nos actions: faire en sorte que les gens se connaissent, donc que les gens qui ont un comportement abusif soient refusés. But: que même les individualistes y aient intérêt. La société valorise même parfois l’égoïsme, c’est le cas des libertarien.ne.s. Eux veulent mutualiser. Proposer un modèle de société alternatif. Il y a un cercle vicieux: tout le monde se méfie de tout le monde / il faut passer à un cercle vertueux grâce aux relations de confiance. Qui décide ? Ce sont les associations elles mêmes: prise de décision pas centralisée. Juste trois règles d’action :

  • 1 on demande à tout le monde de parler de Vers l’écolieu. Communication externe pour inclusivité.
  • 2 Se parler entre nous : communication interne, convivialité.
  • 3 Respecter les valeurs : Not a fight club.

Objectif: dans 2 ans, 1 ou 2 groupes assez nbreux et se connaissent assez bien, choisir un lieu en France puis déménager selon les opportunité.

Ce qui est original : c’est différent des écovillages traditionnels, il faut éviter deux embûches :

– certain.ne.s les prennent pour “On va sortir” garder la même vie et se réunir pour faire des trucs, or, des personnes ont besoin d’être dirigées pour s’engager. Il est possible d’adhérer à un projet plus directif dans le groupe. Les personnes engagées ont en effet du mal à comprendre l’inclusivité, envers des gens qui n’ont pas leurs valeurs. Il est donc possible d’avoir un sous groupe plus dynamique. L’inclusivité permet de mieux diffuser les messages.

– on les confond avec un écovillage les gens sont marqués par le repoussoir des expériences hippies ou soixant’huitardes. L’écovillage ou les écohameaux sont des projets d’habitats écolo parmis d’autres. En réunion Offgrid du 23 juin, un problème est apparu : offgrid se définissait comme “incubateur et réseau de communautés autonomes et résilientes” or « Vers l’écolieu » est un groupe convivial, évolutif, inclusif… Le problème est que dans la communication les gens qui ont un filtre de compréhension pourri, quand ils entendent Offgrid comprennent isolés, quand ils entendent résilients ils comprennent survivalistes etc. Donc ils ont choisi de séparer les deux projets, avec une communication séparée auprès des institutions, mais des valeurs et des projets proches, beaucoup de membres qui appartiennent au deux et des projets complémentaires. Une communication commune est réalisée pour que les gens puissent choisir. Depuis le 23 juin a été créé un site internet ecolieu.fr, un groupe facebook, des flyers distribués, 11 pique niques organisés, deux semaines de cohabitation estivale avec Offgrid avec jusqu’à 19 personnes sur place, et un excédent de 400 euros donné à une association caritative car nous avons mangé vegan et ça ne coûte vraiment pas cher. Demain une rando à fontainebleau sera organisée.

Après la pause :

Jeremy : Point cabane

Retour sur ce qui a été fait cet été : le 21 octobre, “fête de la cabane” place de la république. Commence à 17h.

La cabane à été lancée en juin en mode ” si on achetait une cabane ce serait cool !”. C’était assez fou, ont voulait 100 000 euros pour partir en août, le temps de trouver, de signer avec notaire etc. Mais on a réussi, on a même récupéré 13000 euros et avons presque fini de l’acheter. On a passé 3 semaines sur ce terrain, entre 4 et 20 personnes, c’était vraiment une expérience marquante, un style de vie différent. Pas d’internet ni d’électricité. Le matin la première question que Jeremy se posait : y a t’il de l’eau dans le filtre à eau ? Car l’opération de filtrage prend deux heures, et c’est indispensable pour boire. Cette situation renvoie à des choses pratiques. De plus cela renvoi au fait de vivre en groupe: un collectif, l’occasion de faire leurs armes la dessus. De plus c’est l’occasion de se rendre compte que quand on est confrontés à faire un truc concret t tangible, il y a besoin d’un fonctionnement plus clair que celui d’Offgrid : Dans le groupe cabane, Erell coordonne, puis il y a eu un partage précis des rôles, 1 qui gère les relations avec le notaire, 1 qui gère le devis d’eau, 1 qui gère l’électricité… Quand il faut lancer un truc, il y a besoin de clarté: ces expériences vont venir enrichir Offgrid. Faire tourner paroles parmi les présent.e.s car pas mal de choses se sont passées.

Erwan : “J’ai un moment symbolique” : il décide de faire des cookies Vegan, à un moment le four prend feu, réaction de tou.te.s comme une seule personne pour l’éteindre puis ils continuent les cookies

Ségo : “On était face à ce dont on a besoin et ce qu’on produit” : On se rend compte que la lumière est une denrée précieuse: on se couche quand il fait nuit / se lève avec le soleil. Quand il y a besoin de faire un truc concret, on s’organise plus facilement car il y a un truc en vue: avec des objectifs devant les yeux on agit plus facilement.

Erell : Un moment qui restera ; couler la dalle de béton tou.te.s ensemble, personne ne l’avait fait avant, on a loué une bétonneuses, acheté en touristes puis procédé par bon sens, sans regarder de tutoriels… et la dalle est très bien !

Oser faire des choses qu’on ne sait pas faire.

Changement de nom 

Jeremy : organisent deux ateliers brainstrom, soirées assez longues, 8-10 personnes, 2 soirées, beaucoup de réflexions, choisir un seul mot, deux mots, de nombreux calembours ont étaient proposés, les propositions faites par internet ont été prise en compte. Les personnes présentes reprenaient régulièrement la liste et si 3 personnes refusaient un nom, il était zappé. A la fin vote entre les noms qui sont restés. Offgrid et Topia en tete, les 5 autres plus bas. Jeremy et Erell y ont réfléchi en visioconférence, et ont choisi de mettre en place un débat mouvant : Brainstorm actif dans la pièce.

Camp des gens qui préfèrent Offgrid d’un coté, et camp de Topia de l’autre en diagonale dans la salle, on peut donner des arguments et changer de camp tant qu’on veut.

Choix du nom, débat mouvant:

  • Offgrid fait anglicisme / Topia fait latin ce qui est cool !
  • Topia fait hippie
  • Offgrid dur à comprendre, renvoi aux survivalistes Nord Américains
  • Topia sur Google le premier résultat est une école paysagiste
  • Offgrid est mieux référencé sur Google
  • Si on change de nom, il faudra changer tous les textes qui existent.
  • Offgrid fait trop « corporate »
  • Topia fait trop « galette de maïs »
  • Arguments sur la sonorité, l’esthétique respective des termes…
  • Débat sur l’abréviation de Offgrid en OG et Topia en Top ?
  • Quand se présentent aux gens ne comprennent pas ce que ça veut dire
  • Topia fait Topiste, c’est non genré, et il y a un moyen de le dire en langue des signes.
  • Offgrid est un nom commun, ça se comprend bien.
  • Topia permet de se présenter de façon positive et pas négative « Off ».

Il y a eu pas mal de déplacements entre les groupes présents au départ. Le groupe pro Topia était le plus nombreux à la fin, les membres de l’autre groupes ont pu exprimer en premier une opposition radicale.

Un auteur de SF américain donne une définition enthousiasmante à Topia. On n’était pas là pour proposer d’autres noms, il y a déjà eu des heures d’atelier. Seuls 6 d’entre eux ont passé tous les filtres. Lors du Brainstorm, ils ont déjà testé des mots d’esperanto, par exemple « bienveillance ».

Il y a eu une opposition radicale, mais l’opposition radicale n’est pas la fin du processus mais le début.

Erwan: sur l’opposition radicale, la question est de savoir si on se sentirait dépossédé,

Utopia est un groupe de réflexion lié à Edgar Morin. Il faut se renseigner dessus.

Donner un nom passé par toutes ces procédure permet d’avoir un vrai procédé démocratique, et non un nom juste proposé par Jeremy. De plus Topia va donner lieu à des projets qui auront d’autres nom « la maison des communs »

Sego : il est logique de changer de nom aujourd’hui où on va changer de gouvernance ;

Le nom a été choisi par la majorité, nous nous nommons nous même, cela ne change pas notre identité. On pourra transférer l’affection sur le nom

En théorie, en septembre on prépare une grosse diffusion puis on lance cette grosse communication

Célébration changement de nom, applaudissement

Une structure pour Topia

Erell : Offgrid, né l’année dernière, à partir de lignes de réflexion de Jeremy, puis beaucoup de gens se sont réunis. Offgrid c’était alors “un groupe de gens”. Puis plein de choses se sont greffées. La question était alors : de quelle manière on voudrait se structurer ? C’est quoi notre but ? Notre raison d’être ? Qu’est ce qu’on veut proposer de spécifique ?

Créer des temps et espaces de rencontre pour permettre aux personnes d’avancer dans leur transition : Off the grid. Des idées de permaculture, de vie en communauté reviennent beaucoup sur le devant de la scène: les gens disent il faut vivre comme ça / pour elle : elle vit seule depuis longtemps, ne sait pas planter un radis… Pour se lancer à vivre avec d’autres gens : elle se sent démunie. Comment on les accompagne dans leur transition ? Une idée clef : Même si on ne fait pas tout le chemin, faire une partie du chemin. Peut être que quelqu’un va arrêter mais que dans dix ans cette expérience va servir à quelque chose. Créer des espaces où les personnes peuvent mener des vies heureuses, sans obligatoirement dépendre du système actuel. Autonomie heureuse.

Une fois que ces lieux sont créer, les mettre en réseau: un.e bottier.e veut lancer son artisanat, avec 15 personnes ça va être dur d’en vivre mais grâce aux liens entre communautés, cela serait possible et permettrait aux membres d’acheter des bottes de quelqu’un dont on sait que c’est le rêve de les faire. Lien avec communautés déjà existantes : Créer un temps et une dynamique, une esthétique “enthousiasmante”.Beaucoup de réseaux de ce type ont raté le train des nouvelles technologies: il faut créer une esthétique, montrer qu’on refuse certaines choses de la modernité, pas qu’on est obtus : redonner de la puissance d’agir aux gens. Se mettre ensemble, créer une esthétique et une dynamique.

A partir de ces missions, comment les transformer en choses réelles ?

Quelles structures on veut mettre en place ? Pour permettre aux gens d’avancer dans leur transition. Entre le moment où quelqu’un entend le mot / vient vivre avec nous, il est effrayant de vivre avec des inconnu.e.s: Une AG par mois, on ne va jamais vivre avec des gens vus une fois par mois. Il faut donc créer des rencontres hebdomadaires: se rencontrer une fois par semaine: on sait qu’à cet endroit là il y a les gens du réseau Topia, et un accueil des nouve.lles.aux. Les gens vont parler, apprendre à se connaître… Par les rencontres hebdomadaires.

Ensuite, pour la confiance une idée est de créer des cercles de solidarité : un endroit où on s’inscrit, on retrouve 10 personnes dans un lieu, on arrive avec un problème qu’on a dans notre vie, par exemple “j’ai un pb avec m.a.on voisin;e” ou ‘”j’arrive pas à arrêter de fumer”. Émotionnel et très concret. L’idée est de mettre l’intelligence du groupe au service de résoudre le problème de cette personne : si quelqu’un angoisse et ne peut pas dormir : un autre: je me couche à trois heures du matin, tu peux m’appeler si tu angoisse. AU moins 2 cercles au départ. Nom de personnes dans les cercles visibles, on peut en changer, ce qui s’y dit sera confidentiel. Le but n’est pas de donner idée à la personne mais l’accompagner pour changer de système. Deux groupes à deux moments de la semaine pour arranger les emplois du temps.

Il y aura une formation mensuelle dédiée à ceux qui le veulent parmi les ambassade.rice.ur.s : “accueillir les nouve.lles.aux dans les réunions”. Le rôle principal des ambassade.rice.ur.s n’est pas de parler mais d’écouter. Première question à poser : tu as entendu parlé de nous, qu’est ce qui t’intéresse. Par exemple formation sur la communication non violente. 2Eme mission, créer des espaces. Aujourd’hui on présente trois projet, installation sur un an et demi. Septembre prochain, premier lieu en Île de France, puis 6 mois après un autre, … Multiplier dés maintenant les projets: quand les personnes vont rallier Topia, les gens vont pouvoir se greffer là où ils veulent, adapter leur rêves.

But: que les gens ne se disent pas : on n’arrive pas à identifier quel type de projet…

Il faut viser large. Créer réseaux: commission connexion : mettre en connexion des communautés crées par le biais de Topia. Topia peut aussi mettre ses infrastructures au service d’autres projets. Diffuser… Des gens qui sont partis fonder des choses sans infrastructure derrière ont vite un problème d’isolement, ils voudraient faire des rencontres… Créer une esthétique: la mission communication

La première question des nouvea.lles.ux sera comment on gère le fric, si on va vivre avec des gens comment acheter le bien, s’endetter ou non etc… Il y a déjà plein de pistes. Les structures sont la pour présenter des choix compréhensibles à tous.

Jeremy : idée de créer trois communautés, trois lieux + la cabane au cours de l’année. Pour chacun d’eux 4 phases, Fédération, consolidation, achat et fondation. Les différents projets seront lancés avec quelques mois d’écarts. A l’issu de la fédération il faut avoir un groupe fixe, des gens qui se connaissent, pour la faire ensemble. Les gens apprendront ensuite à se connaître de mieux en mieux, certains vont sortir etc… Il y a besoin d’avoir beaucoup de monde, de brasser beaucoup de monde pour que les groupes suffisamment nombreux puissent créer une communauté. On va donc organiser des réunions hebdomadaires pour les nouve.lles.aux : Fonctionnement en 3 phases du projet Île de France sera repris pour Paris et Lyon. Le but est de fonder une communauté tous les 4 mois. Dans l’idéal, la phase consolidation c’est vivre ensemble 3 mois puis dire si on est prêts ou non à un achat ensemble. Chantier participatif cabane l’année prochaine sera une occasion de le faire. Sur le terrain de la cabane, il y a d’énormes sapin qui font de l’ombre sur les fruitiers, font du froid et acidifient le sol. Le but du chantier sera de les déraciner puis de construite avec le bois. Un élagueur d’une scierie proche pourra venir sur le lieu pour découper les arbres directement sur le terrain. Cela pourrait servir pour la consolidation du groupe Île de France. Les projets ont des marges d’autonomie énorme, ils vont se donner leur temporalité. Il faut plusieurs projets car des gens ont dit qu’ils veulent moins de dix personnes, d’autres plus de 50.

Erwan : Il est possible que d’un groupe naisse plusieurs projets.

Il y aura 3 fréquences dans Offgrid : Hebdomadaire, accueil des nouve.lles.aux ; Bimensuelle pour Topia solidarité mensuel pour les AG

Ce qui nous amène à la structure : pour mettre tout en place, Topia ce sera deux choses : un incubateur et le réseau créé par les communautés qui en naissent.

Topia communauté : il y aura Île de France, Paris, Lyon, Cabane, Et ? + la commission connexion. On a le droit d’appartenir à plusieurs équipes. Certains s’en fichent d’où aller tant que c’est des gens qu’ils aiment bien. Pour chaque équipe 2 coordinate.rice.ur.s.

Être coordinat.rice.eur : vraiment important de définir ce mot : La cabane a été une expérience très mobilisante, on s’est rendu comptes qu’avoir dit Erell est coordinatrice pour la cabane a été un gros shift. Avant la question n’avait pas été réellement posée, c’est une source de tension.

Observation sur les 6 derniers mois de la vie d’Offgrid: les commissions qui ont fonctionné sont celles où il y avait un.e coordinat.rice.eur de fait: Fred pour la commission communication / en Gouvernance il n’y avait personne, elle ne s’est donc jamais réunies… Le but du coordinateur est d’aider le groupe à atteindre ce qu’il devrait faire. Chaque rôle vient avec un certain nombre de responsabilités. S’assurer que les raisons d’être du cercle soient atteintes, avoir une vision d’ensemble, s’assurer que tous les rôles indispensables sont tenus par au moins une personne. Notion de “zone de souveraineté”: répond à “Comment est ce qu’on décide”. Si quelqu’un à un rôle, alors cette personne décide de comment ça fonctionne. Répartir le pouvoir. C’est pour la cabane, la personne qui est respo électricité qui prend les décisions sur comment on fait pour l’électricité. C’est sa zone de souveraineté dans les limites de la charte d’Offgrid et des autres zones de souveraineté. Règle dans la cabane: on décide pas pareil ce qui est réversible (décidé entre présent.e.s) et ce qui est irréversible (décidé entre tous les membres, avec mails pour les absent.e.s). Pour l’instant cette règle est uniquement dans le groupe cabane. Désigner des coordinate.rice.ur.s par volontariat, si nécessaire élections sans candidat.e.s. On peut imaginer un système de motion de censure si par exemple 10 personnes veulent changer de coordinat.rice.eur, puis ensuite une médiation car on est pas des brutes.

Topia incubateur : Rencontres / Commissions : outils, modèle éco, site, communication et minorité. Minorité : avoir personnes concernées par la situation de minorités. Réfléchir à comment on la protège. 2 petites commissions : médiation : il existe un médiateur pro extérieur au groupe. Et commission exclusion. Commission “règles de fonctionnement interne” (autrefois gouvernance) à cheval entre Topia incubateur et Topia communautés : pour faire partie de gouvernance d’une commission, il faut appartenir à la commission en question.

Topia solidarité : pas de coordinate.ur.rice : juste des logisticien.ne.s : trouver des endroits / lieux. Ensuite au total 7 coordinat.rice.eur.s de communautés, 8 des incubateurs et 3 en haut. Parfois tous les coordinat.rice.eur.s d’un même cercle se réunissent ensemble.

Et les autres rôles : les scribes (garder une trace de ce qui se passe dans un groupe, faire remonter les info à un seul endroit, Wiki, rédiger les comtes rendus de rencontres…), l.e.a facilitat.eur.ice: (anime les réunions, de son équipe, distribue la parole, fait respecter le processus de décision, s’assure que le timing est respecté, que tout le monde peut s’exprimer, ambiance “douce et légère”). Facilitat.rice.eur doit se tenir en retrait des débats. Pour la cabane, il y a aussi un chargé du site web, un.e trésorier.e, un.e représentant.e légal.e… un.e chargé.e du journal de bord…

Ensuite un rôle “volant”, pour les gens qui sont dès fois là / dès fois non. C’est cool, fait office de Task force. Pour les comparatifs d’offre immobilière pour la cabane il y avait besoin d’être 8 sur un week end. Les ambassad.rice.eur.s n’ont pas besoin d’être la pour toutes les réunions hebdomadaires. But: au moins un ou deux par réunions. Si on se sent capables de parler de Topia, c’est bon, quelqu’un venu qu’une fois peut être ambassade.rice.ur.

Erell, les ambassad.rice.eur.s seront formés dans la durée, mais ils peuvent dire: voilà là où j’en suis dans ma réflexion actuelle. Il existe des conditions pour les rôles de commission exclusion, modération, et pour la commission minorité, non mixte.

Le but avant de nous quitter ce soir tous ce.lles.ux qui veulent peuvent mettre un papier quelque part, il y aura ensuite une cérémonie d’intronisation, avec choipeau magique et petit cadeau.

Jeremy: question maintenant: qu’est ce que vous en pensez ?

Souvent les gens viennent aux réunions Topia à la cool, pour se faire des cop.a.in.e.s… en fait cela parait très formel. Pour cela il y aura des trucs pour les nouveaux.

Sego: si j’essaie de simplifier dans ma tête, je vois une plénière et des commissions.

Dans l’organigramme, le coté pyramidal devait être évité

Christelle croyait que c’était des cercles de gouvernance sociocratiques: toutes les personnes vont prendre des décisions ensemble. Les cercles seront souverains sur la façon de prendre les décisions.

Le problème de “sociocratie” est qu’il faut que tout le monde sache ce dont il est question.

Proposition du mot “extopia” pour les communautés.

 

Les objectifs/missions de Topia (voir Power Point) :

Créer des espaces-temps pour faciliter une transition “off the grid”.

  • Rencontres hebdomadaires informelles pour faciliter l’inclusion de nouvelles personnes.
  • Offre de formations mensuelles pour les ambassadeurs.trices chargés.es de faciliter l’inclusion de nouvelles personnes.
  • Organiser des cercles de solidarité afin de mettre l’intelligence du groupe au service du besoin d’une personne. Chaque cercle est confidentiel sauf si la personne exprimant un besoin demande explicitement de lever la confidentialité de son propos.

Créer des lieux en autonomie de ressources alimentaires et énergétiques.

  • Mettre en place trois projets d’installation sur 1½ an : Île de France, Paris et Lyon (+ la Cabane qui est un peu à part).
  • Chaque création passerait par 3 phases avant sa création : Fédération, qui est intéressé.e ? ; Consolidation, vivre ensemble sur des périodes de plus en plus longues ; Achat, choix de la localisation et du coût/engagement financier de chacun.e.

Créer une communauté via un réseau économique et social.

  • Mettre en connexion les différentes communautés au réseaux déjà existant.e.s via différentes plate-formes.

Créer un ton dynamique, une esthétique enthousiasmante, moderne et progressiste.

  • Travail de la Commission Communication.

Redonner de la puissance d’agir aux gens.

  • Repenser les modèles économiques, leur faisabilité, leurs risques, etc.
  • Travail de la Commission Alternatives Économiques.

 

La structure de Topia (voir Power Point)

Topia se veut un incubateur autant qu’un ensemble de communautés.

L’ambition serait d’établir 6 communautés : Île de France, Paris, Lyon, Cabane, Connexion, ???.

Chaque communauté nécessite 1 à 2 coordonateurs.trices et un cercle de consultations/rencontres.

Une commission réunirait les coordinateurs.trices des 6 communautés.

L’Incubateur comprendrait différents cercles ou commissions (Communication, Modèles Économiques, Outils, Ambassadeurs.drices, Topia Solidarité, etc.) au sein desquels.les plusieurs rôles sont à pourvoir ce soir pour l’année à venir (coordination, script, facilitateur.trice pour tous ainsi que des rôles spécifiques aux besoins du cercle.).

Un cercle de médiation ferait appel à un.e intervenant.e extérieur.e pour aider à réguler les conflits au sein de Topia.

Un cercle d’exclusion permettrait de mener une démarche transparente en cas de nécessité de retirer une personne du fonctionnement de Topia voir de toute activité reliée à Topia. 

Suite à cette présentation, l,A.G s’est divisée en 2 groupes pour mener une réflexion sur la structure de Topia.

 

Retours des groupes de réflexion par leur rapporteurs.euses

Groupe Salon :

C’est un projet ambitieux.

Le choix d’établir une communauté à Lyon a du être explicité.

Il faudrait établir quels sont les prérequis (compétences, temps et ressources nécessaires) pour chaque poste.

Un rappel à la responsabilité de nos engagements semble pertinent afin de faire nos choix en conscience.

Voir si il serait possible de partager un rôle et donc ses responsabilités.

L’idée de noter son nom ave cou sans rôle entraîne l’adhésion. Elle permet de mieux visualiser les choses, de mieux se situer au sein de Topia et dans ses possibilités d’engagement.

La représentation graphique peut entraîner une impression de complexité. Cependant, quand on regarde de plus près on voit que c’est plus simple.

Plusieurs personnes craignent que ce fonctionnement n’induise beaucoup de réunions pour certaines personnes.

La question d’une hiérarchie « cachée » (cercle du centre) est posée, certain.es la tempèrent en démontrant que les personnes sont en responsabilité mais pas en pouvoir décisionnel, d’autres y voient un manquement à la volonté d’une organisation horizontale.

Groupe des Introverti.e.s :

Le groupe a également dû éclaircir la raison du choix d’une communauté à Lyon.

Des questions sur les rôles des cercles Site et Communication se sont posées car certains semblent identiques.

Réponse : le cercle Communication fait le contenu alors que le cercle Site fait du support technique et de la mise en ligne. C’est pourquoi leurs rôles, bien que pouvant paraître identiques, sont en fait différents et donc séparés. Cependant, une souplesse est présente par le fait que certains cercles vont travailler conjointement sur des éléments qu’ils auront en commun.

Le groupe a demandé à ce que le rôle des « volant.e.s » soit éclairci.

La définition et le rôle des cercles de Solidarité (8 ou 15) a été demandé.

Tout comme pour le groupe salon, les deux cercles de coordination ont soulevé des interrogation sur leurs rôles, pouvoir, prérogatives, etc.

La question de la communication entre les cercles a également été posée.

La structure exposée est une cartographie vierge qui prendra son sens et sa forme au fur et à mesure que les personnes vont y inscrire leurs intentions.

Le groupe a vu le potentiel de réciprocité entre les amabassadeurs.drices et les nouvelles personnes.

La formation mensuelle serait une façon d’en apprendre plus sur différents concepts.

L’A.G doit délibérer pour décider si le mode de gouvernance présentée est acceptée ou non.

Il n’y a pas eu d’autre mode de gouvernance proposé donc, de fait, il est adopté. L’accord est tacite. Certes, il y aurait plein d’autres façon de s’organiser. l’idée est plus de déterminer si il y a une objection sur un élément de la proposition de gouvernance présentée.

Le graphique ayant soulevé des questions, il faudrait simplifier le graphisme ou en proposer une autre forme pour permettre une meilleure compréhension du fonctionnement.

Suite à plusieurs interventions, il apparaît intéressant de demander à Ségolène et Christel de faire un dessin de leur compréhension de la structure de Topia. En effet, elles questionnent la représentation faite, notamment le cercle de coordinateurs.trices du centre qui pourrait être un élément de hiérarchisation et de pouvoir allant à l’encontre du système prôné par Topia.

Nous sommes plus en présence de différentes représentations mentale de la structure de Topia que sur un réel problème de fond. En effet, les 3 coordinateurs.trices du centre n’ont pas de pouvoir coercitif ou décisionnel. Par contre, il ont un accès aux informations, une vue globale de Topia.

Chaque cercle est indépendant et en même temps relié aux autres et respectant les mêmes règles de bienveillance et inclusion, respectant les objectifs et règles de Topia.

La subdivision est nécessaire pour faciliter le bon fonctionnement de Topia.

En effet, faire une grand cercle décisionnaire mettant en jeu tou.te.s les coordinateurs.trices reviendrait à rassembler une trentaine de personnes pour administrer Topia. Ce qui est hautement irréaliste. C’est pourquoi il est plus pertinent de diviser les enjeux de Topia au sein de plusieurs cercles avec des coordinateurs.trices qui se réuniront régulièrement pour rapporter les avancés, questionnements, difficultés de chaque cercle.

La crainte semble être que la division et la présence de “super coordinateurs.trices” amène un système qui ne soit plus transversal.

 

Rappel des rôles des 3 coordinateurs.trices de Topia 

  • Avoir une vision d’ensemble pour établir des bilans.
  • S’assurer que les rôles sont remplies au sein de chaque cercle
  • Soutenir les gens dans leurs rôles
  • Appeler et/ou organiser les réunions en l’absence de coordinateurs.trices de cercle
  • Appeler et organiser les A.G

Il n’y a donc aucune prise de décision et aucune proposition entérinée hors des réunions.

En fait, ce cercle existe déjà de façon informel depuis longtemps, il s’agit d’officialiser la logistique, la structure de Topia et de préciser que ce cercle de coordinateurs.trices n’a aucun pouvoir décisionnel. Il est surtout voué à compiler les informations, assumer des responsabilités plus grande car à l’échelle de Topia en entier.

Chaque cercle est décisionnel et procède donc à ses proposes décisions concernant les tâches qu’il a à accomplir. Il en réfère au groupe via la réunion des coordinateurs.trices de l’ensemble des cercles ainsi que via les compte-rendu accessibles à tou-te-s et via la supervision des coordinateurs.trices généraux.les.

Dans quelle mesure pourrions-nous faire en sorte que les réunions soient spécifiques à un cercle mais envoyé aux 3 cercles centraux avec possibilités de venir en observateur.trice ?

Cette solution pourrait apporter l’ouverture pour apaiser les inquiétudes d’une position de pouvoir trop forte pour le cercle des 3 coordinateurs.trices.

 

La sociocratie est utilisée dans les écovillages, en entreprise et dans des OSBL. Elle nécessite beaucoup de rencontre de la totalité des personnes impliquées.

Ce fonctionnement n’est pas possible pour Topia du fait du grand nombre de personnes impliquées et de la grande variétés de leur implication.

 

Qui sont ces 3 personnes, ces 3 coordinateurs.trices généraux.les ?

Comment sont-elles désignées ?

 

Réponse :

– toute personne peut se désigner volontairement pour un rôle

– le groupe présente ou non une opposition à cette auto-désignation

ou

– élection sans candidat : chaque personne propose un ou plusieurs noms pour un rôle

En l’occurence, ici nous choisissons la première façon de faire : auto-désignation suivit d’un vote d’ acceptation/opposition du groupe.

 

Aucune autre objection de s’élève.

Le modèle de gouvernance est donc adopté.

Chacun.e peut maintenant aller se proposer pour remplir un rôle en fonction de ses intérêts, compétences et ressouces personnelles (notamment en terme de temps).

 

Compte-rendu de l’AG : lancement de la rentrée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *