Cet article est issu d’une discussion du 17/02/2016 entre 8 membres au Dernier bar avant la fin du monde

Piliers

Maintien de l’intention et des valeurs de départ
Modèle politique
Créativité
Motivation/dynamisme
Flexibilité/capacité et volonté de se remettre en question

Obstacles et leurs solutions

Frictions interpersonnelles (histoires d’amour, jalousies, ruptures, nouveaux arrivants, propriété, irrespect, incompréhensions)
Avoir de la bienveillance, faire preuvre d’altruisme les uns envers les autres
Possibilité d’espace privé, respect de la volonté de se mettre en retrait de la société
Créer une vie de communauté, organiser des activités variées (culturelles, artistiques, sportives, spirituelles)

Naissance d’enfants
changement d’égard vis-à-vis des autres habitants de l’éco-village
Avoir un projet éducatif au sein du village
Coparentalité

Conflits de propriété
Système de propriété d’usage (ex : parce que j’utilise ce vélo tous les jours, on considère qu’il m’appartient)
Système de collectivité d’usage (espace où on peut disposer de ressources qu’on a volontairement décider de partager avec tout le monde. ex : un marteau)

Changements de perspectives de vie, des envies
Communauté de soutien/d’écoute à qui la personne peut s’adresser lorsqu’elle en ressent le besoin. Possibilité de remonter des incompréhensions/dysfonctionnements qui sont peut-être également vécus par d’autres habitants : l’avantage de cette solution est double car la personne peut décider de rester suite à cet entretien (soit du simple fait d’être soulagé d’avoir pu en parler, soit par la mise en place d’actions pour régler un problème) et retenir d’autres personnes qui seraient dans la même situation.

Présence de profiteurs sans protection adéquate
Avoir une certaine flexibilité/tolérance vis-à-vis des profiteurs
Acceptation des modalités d’acceptation des contraintes/sanctions et du système propre à générer des contraintes

Tentations venant de l’extérieur (ex : ville qui se construit à proximité)
Communauté de soutien/d’écoute (Cf. ci dessus)

Irréalisme au niveau de la conception, fantasme vs réalité (ex : si une personne rêve d’habiter dans une maison de hobbits mais ne s’imagine pas que ça implique d’habiter dans un lieu froid et humide)
Bien évaluer les motivations de l’individu au moment de l’intégrer (ex : une personne qui n’est intéressée que dans le fait de créer une maison, un jardin mais pas d’y vivre ni de s’occuper de son jardin risque de ne pas rester longtemps dans l’éco-village)

Perte de viabilité des conditions de vie matérielles (économiques, habitat, etc)
L’évaluation de la viabilité et de la gestion durable des ressources naturelles à disposition fait parti des critères primordiaux dans le choix du lieu où établir l’éco-village
Diversifier les activités, ressources, revenus

Manque d’accès aux services de santé publique (ex : en cas de maladie nécessitant une opération, en cas d’épidémie)
Avoir un médecin dans l’éco-village
Se situer à proximité de services publics

Non renouvellement des générations et des personnes
Ouverture à l’extérieur : communication, accueil (être attractif), hébergement (prévoir un capacity planning)
Possibilité de recrutement pour avoir une diversité des compétences
Système de formation interne
Accueil tiers-monde, quart-monde
Diversité des générations
Attaques venant de l’extérieur (ex : de l’Etat, invasions suite problèmes famine à l’extérieur)
Anticipation du comportement en cas de catastrophe
Création d’une solidarité intra-village et autour
Mettre en place des outils de communication/de formation sur le fonctionnement de l’éco-village pour permettre à d’autres villages de devenir à leur tour autonome

La pérennité d’un collectif d’habitat: piliers et obstacles

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