Réseau dématérialisé, communauté localisée géographiquement – Échelle de la communauté

Compte-rendu du Forum ouvert du samedi 9 avril

Pierre

 

 

Définition du sujet

Le sujet s’est orienté sur différentes formes que pouvait prendre la communauté en fonction de son implantation géographique. Les axes de réflexions qui en ont découlé sont :

  • La communauté dématérialisée
  • La communauté géographiquement localisée (éco-village)
  • La taille de la communauté (ce point a été ajouté car fusionné dans les sujets d’origine)

Superstructures (Collectif, Association, Coopérative) & Problématiques d’intégration à une structure physique

Cette partie du sujet est venue principalement du concept de base d’Offgrid (ou ce que moi, rapporteur, en avait compris !) : créer une société qui fonctionnerait de manière autonome sans les problèmes de « la Société », tout en restant perméable au monde extérieur pour s’agrandir, et lentement phagocyter LA Société. Ce qui entrainait pour le coup une structure plus large et flexible qu’un éco-village.

La problématique a été comprise différemment et a donc été enrichie par le groupe qui a apporté à la question deux points touchant à la dématérialisation :

  • Les personnes en zone urbaine (oasis citadines)
  • Les personnes à temps partiel dans la communauté (travail en semaine, présence en week-end, ou autre configuration proche)

Dans le cas de la société dans la société, il est intéressant de noter que le groupe concernant le « Cadre légal » avait commencé à poser les bases de la réflexion en proposant un cadre juridique qui permettrait de créer des sous-structures en apportant un soutien en termes de conseil, de logistique et financier.

La question qui s’est rapidement posée : quel apport, quel échange la structure et ses membres récupéreraient de cette structure dématérialisée ? Ce qui nous a ramené à la définition de la « création » de Jérémy le jour précédent : dès que vous êtes éveillé, vous créez.

A partir de ce moment, à l’instar des structures proposant des échanges de services, Offgrid pourrait offrir un bundle de niveaux d’intégration par la participation à différents pôles d’activité de cette structure (non exhaustif) :

  • Echange de services, prestations, ou simplement dons (basé sur la « création » de chacun)
  • Participation à la logistique de la structure
  • Regroupement de personnes aux objectifs de communautés similaires afin de devenir catalyseur de leur création (éco-village, oasis, autres initiatives…)
  • Participation intégrée à la vie d’un éco-village (ou communauté équivalente)

Organisé en coopérative, ce fonctionnement d’Offgrid permettrait même de devenir un fédérateur de toutes les initiatives aux actions hétérogènes entrant dans le cadre de la Charte, afin de fournir une prestation globale allant de l’insertion, la formation, à la création de communauté, au lobbying pour les minorités, à la création de villages autonomes.

Réflexion nécessaire : différentes prestations envisageables, types de communication, charte Offgrid, partenaires potentiels

Remarques soulevées :

  • Si l’on envisage une structure à long terme, et que les moyens de communication tel internet ne gagnent pas eux-mêmes leur autonomie énergétique, il faudra se poser la question de la pérennité du concept avant d’être fortement touché par la crise du pétrole à venir.
  • La question d’une proximité avec le type d’activité de Colibri et le risque de marcher sur leurs plates-bandes a été soulevée. S’il a été noté qu’il n’y avait pas lieu à concurrence, mais plutôt à partenariat dans ce cadre. Offgrid souhaite l’ouverture de la structure vers l’extérieur en termes de communication (public cible large dans la mesure du suivi de la Charge Offgrid).

 

Communauté localisée géographiquement

Comme beaucoup de personnes le voient dans les participants d’Offgrid, une finalité au projet serait la création d’une communauté localisée géographiquement en un lieu. Un bon exemple serait un éco-village qui, au-delà du cadre écologique, serait inclusif dans son éducation, la communication, le partage des tâches et l’ouverture d’esprit envers les communautés généralement en marge de la Société avec un grand « S ».

Dans ce cadre, il a donc été abordé la question du lieu. Quelles sont les contraintes dans ce choix liées à une telle communauté, quels sont les besoins, qu’est-ce qui est nécessaire à notre survie, qu’est-ce que l’on ne veut pas près de chez nous. Cela va sans dire que nombre de paramètres varient en fonction de l’activité du groupe. Mais étant donné qu’il y avait consensus dans le groupe Offgrid sur l’autonomie et non une autarcie complète, il faudra débuter une réflexion en plusieurs points :

  • Quel degré d’autonomie pour la communauté ?
  • Quelles interactions avec la Société seront conservées ? (Suivi médical, communication, activités professionnelles hors communauté…)
  • Et enfin, quelles contraintes ces interactions entraineront sur le choix du lieu (il semble évident que l’autonomie énergétique ou médicale ne seront pas forcément les premières à venir, l’enclavement ne sera donc pas forcément une bonne solution, afin de garder une proximité avec les infrastructures de transport et de santé)

 

Dans le cadre de ces questions, quelques sources d’informations assez basiques permettront de dégrossir le travail :

  • la foultitude de communautés déjà existantes qui tentent de se rapprocher de l’autonomie et possèdent une expérience transposable au niveau logistique
  • les avis d’experts, internes à la communauté offgrid, ou externes (publications, presse, questions directes)
  • les prix de l’immobilier / des terrains nus (oui, c’est bête, mais ça compte !)

Réflexion nécessaire : degré d’autonomie, besoins extérieurs (hors de notre zone de compétence), gestion des échanges hors communauté, logistique

 

Points de recoupement / Non-exclusivité des concepts « Localisé/dématérialisé »

Les deux concepts semblent s’opposer dans notre présentation mais ne sont pas pour autant exclusifs. Cela a été abordé rapidement, mais il est tout à fait possible d’envisager un projet Offgrid communautaire, avec différents niveaux d’intégration dans celui-ci. Ainsi, chacun aurait le loisir d’entrer dans la communauté et s’impliquer à l’échelle de sa zone de confort. Que cette implication aille de l’échange de prestations, de produits, d’une contribution au fonctionnement de l’organisation, à l’entrée dans un éco-village. Le spectre est large entre ces éléments et permet à chacun d’apporter sa pierre, de s’y retrouver, et d’en retirer quelque chose. Cette ouverture des possibles évite une ostracisation des personnes qui n’osent pas faire le grand pas en s’adaptant à leurs besoins. Il permet aussi de dédiaboliser l’initiative pour le grand public qui se sent plus à même de contribuer.

Réflexion nécessaire : niveaux d’intégrations, apport à la communauté à distance / dématérialisé, charte offgrid pour cohérence du mouvement

 

Echelle de la communauté

L’échelle de grandeur de la communauté sera très dépendante du projet qui naitra. Dans le cadre d’une structure dématérialisée, il est compliqué de comptabiliser. On envisage une ouverture large. Dans ce cas, qui prendre en compte ? Le noyau dur ? Les membres, tous, de ceux qui partagent peu, aux présents au quotidien et dans les éco-villages ? Est-ce que la question du nombre est pertinente ?

En revanche, dans le cadre d’une structure localisée géographiquement, la problématique prend un tout autre sens :

  • Elle demande de prendre en compte la capacité d’accueil du lieu, et que celle-ci soit modulable (imaginer un lieu avec une capacité d’accueil de 10 à 15 personnes dans un premier temps, qui serait en mesure d’être élargi au fil des nouveaux arrivants).
  • Elle nécessite aussi de déterminer à partir de quel nombre minimum de membres l’autonomie souhaitée sera en mesure d’être obtenue. A partir de combien de personnes les rôles deviendront redondants, et si une taille critique n’entrainerait pas au contraire des soucis de gestion dans la communauté
  • …et enfin, pour continuer à se centrer sur l’humain, elle pose la question pour chacun de la zone de confort de chacun en termes de taille de communauté : certaines personnes neuroatypiques et les introvertis ne seront pas exemple pas forcément à l’aise avec un groupe extrêmement large, nécessitant des interactions et prises de décision régulières. Ce point est tout autant à prendre en compte.
Réseau dématérialisé, communauté localisée géographiquement

3 pesnées sur “Réseau dématérialisé, communauté localisée géographiquement

  • Ping : Comptes-rendus des discussions du lancement d’Offgrid – Offgrid

  • 26 avril 2016 à 20 h 14 min
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    Comme signalé lors du rapport devant le groupe, ce qui est dit sur Colibri est faux. Le passage sur les différences, et en particulier “la démarche de Colibri demande d’avoir projet et volonté en amont pour intégrer la structure et ne cherchera pas une communication trop large” devrait être enlevé.

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    • 27 avril 2016 à 11 h 23 min
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      Ok
      Do it 😉

      Répondre

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